Paliers de perte de poids

Les paliers (ou plateaux) constituent une partie normale du processus de perte de poids. On atteint un palier lorsque la balance stagne pendant plusieurs semaines. Si le poids reste le même pendant une semaine ou deux ou que le taux pondéral ralentit mais ne s'arrête pas, il ne s'agit pas d'un véritable palier. La progression, depuis la perte de poids initiale jusqu'au palier, suit un modèle classique.

Les paliers (ou plateaux) constituent une partie normale du processus de perte de poids. On atteint un palier lorsque la balance stagne pendant plusieurs semaines. Si le poids reste le même pendant une semaine ou deux ou que le taux pondéral ralentit mais ne s'arrête pas, il ne s'agit pas d'un véritable palier. La progression, depuis la perte de poids initiale jusqu'au palier, suit un modèle classique.

Le cycle prévisible de la perte de poids
Durant les premières semaines de perte pondérale, il est normal de constater une baisse rapide. Lorsque les calories d'origine alimentaire sont réduites, l'organisme obtient l'énergie nécessaire de son stock de glycogène, un type de glucide qui se trouve dans les muscles et le foie. Le glycogène retient l'eau de sorte que, lorsqu'il est dépensé pour produire de l'énergie, il libère aussi de l'eau, soit 4 grammes environ pour chaque gramme de glycogène, et il résulte une perte pondérale substantielle due en grande partie à la perte d'eau.

Une fois que l'organisme a épuisé ses stocks de glycogène, il commence à produire de l'énergie en consommant de la graisse corporelle. Toutefois, à la différence du glycogène, la graisse ne retient pas autant d'eau et chaque gramme de graisse produit deux fois plus d'énergie (ou de calories) qu'un gramme de glycogène. Il en résulte que la perte de poids se ralentit considérablement. À ce stade, il est recommandé de ne pas perdre plus de deux livres en moyenne par semaine. Au-delà de seuil, cela signifie généralement que des quantités de masse musculaire maigre, qui, comme le glycogène, sont constituées en grande partie d'eau, sont en train de se décomposer pour produire de l'énergie.

Au fur et à mesure que les stocks de glycogène se reconstituent grâce aux apports accrus en glucides, la quantité d'eau retenue s'accroît en même temps. Pendant ce temps, le poids se stabilise ou peut augmenter provisoirement.

Pourquoi y a-t-il des paliers lors de la perte de poids
Autour des six mois, un palier va probablement se produire1 et, bien que les paliers soient une réponse presque inévitable à la perte de poids, les raisons physiologiques qui expliquent leur manifestation ne sont pas bien comprises.

Actuellement, l'un des domaines de recherche concerne le lien possible avec des niveaux réduits de leptine, une hormone que produisent les cellules adipeuses et qui entre dans la régulation de l'appétit. Les études ont montré que la perte de poids fait baisser sensiblement les niveaux de leptine sérique, et l'appétit, par ricochet, s'en trouve aiguisé.2 Se basant sur les résultats d'une étude expérimentale sur des animaux, des scientifiques estiment que les paliers de perte pondérale pourraient s'expliquer en partie par une réduction des niveaux de leptine.3 Cependant, il faudrait des études plus poussées sur le rôle de la leptine dans la régulation du poids humain avant que des conclusions ne puissent être tirées.

Les paliers pourraient aussi s'expliquer par les processus métaboliques qui accompagnent la perte de poids. La perte de poids peut ralentir le métabolisme puisqu'un corps restreint a moins de masse musculaire maigre et dépense moins de calories pour se mouvoir. De plus, la faible consommation calorique signifie qu'il faut moins de calories pour digérer et absorber les aliments. Il pourrait en résulter un état caractérisé par un équilibre énergétique et une stabilisation du poids pendant une certaine période.

INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES

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NOTES

1 Franz MJ. Effectiveness of weight loss and maintenance interventions in women. Curr Diab Rep. 2004 Oct;4(5):387-93.

2 Infanger D, Baldinger R, Branson R, Barbier T, Steffen R, Horber FF. Effect of significant intermediate-term weight loss on serum leptin levels and body composition in severely obese subjects. Obes Surg. 2003 Dec;13(6):879-88.

3 Boozer CN, Leibel RL, Love, RJ, Cha MC, Aronne LJ. Synergy of sibutramine and low-dose leptin in treatment of diet-induced obesity in rats. Metabolism. 2001 Aug;50(8):889-93.